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À ceux des immigrants qui viendront après nous en Suisse…

 

Aujourd’hui, nous parlons d’ancêtres communs en tant qu'êtres humains sur la terre vivante. Nous parlons des arbres et nous en plantons, nous voulons rester pionniers.

 

Bien sûr, nous avons eu plus de chance de rester accessibles et en activité ces dernières années, malgré les difficultés, pressions et sabotages systémiques et institutionnels; de plus, nous n’étions pas bien accueillies dans cette société où l’on cachait tous les problèmes sous le couvert de la consommation et les divertissements.

Comme disait Denis de Rougemont, « l’avenir est notre affaire », il y a maintenant 15 ans d’existence de l’association COFAS et 12 ans d’activités non-stop.  

 

Oui, nous sommes fiers d’avoir fait mentir les constats des fonctionnaires et des institutions xénophobes qui prétendaient que, comme tant d’autres idées sulfureuses africaines, notre projet ne passerait pas la barre des 3 ans. Voilà 12 ans et en forme que nous ne faisons que remettre en cause ces idéologies et politiques xénophonique et démagogique !

 

Si l’on réalisait un sondage sur la question de savoir pourquoi la COFAS existe toujours, les réponses seraient aussi variées que les lignes de la main de chacun. Il y aurait des ressemblances, les lignes se croiseraient et se rencontreraient à certains points.

Lors du Festival des Ancêtres 2017, nous voulons trouver des réponses à la question: qu’est-ce que nous voulons et pourrions faire à l’avenir. Nous osons une perspective palpable, qu’il faut de l’indocilité et que cela vaut la peine de la vivre pleinement et d’une manière constructive.

 

Cela me ramène aux défis des Femmes Africaines en Suisse, leur histoire enfin rassemblée. Il n’y a pas qu’en Afrique seulement que l’histoire se raconte au masculin. C’est aussi une constante, notamment dans le monde occidental. D’ailleurs pour les femmes africaines en Suisse, c’est un double fouet !

 

COFAS a décidé en 2005, pour mettre fin à l’omerta qui recouvrait les rôles des femmes Africaines en suisse, vouées au silence de la reproduction maternelle et ménagère, dans l’ombre de la domestique qui ne vaut ni d’être comptée ni d’être racontée, de s’interroger non sans ironie, si les femmes Africaines avaient-elles seulement une histoire méritant l’attention des Suisses ?

 

Si seulement l’on épargnait aux Africains de Suisse, le détour par les constructions victimaires du passé, pour combattre les inégalités du présent, si on leur permettait de se débarrasser de ce « manque identitaire » qu’est encore l’assimilation helvétique. À un moment donné, il faut tourner la page. Oui, les femmes Africaines ont une histoire et mieux encore, en plusieurs facettes : elles font partie de l’histoire de leur continent et de l’histoire de la Suisse avec un grand « H »

 

Le détournement du fleuve de l’histoire

La fin de la traite négrière, l’abolition de l’esclavage, une indépendance concédée ou un traité de paix ne suffisent pas à régler les meurtrissures de l’Histoire !

Si leurs souffrances ne sont pas pleinement reconnues, les victimes et leurs descendants continuent à vivre dans les ressentiments, et leurs bourreaux eux, continuellement sujets à une amnésie sélective, voire enclins au négationnisme !

 

Nous nous levons contre la tendance à vouloir apporter des réponses politiciennes à nos questions : des vérités officielles, adoption de lois ad hoc, refus de se repentir parce que cela serait perçu comme signe de faiblesse face aux migrants Africains. Les esclaves, enchainés, maltraités et généralement illettrés ont rarement été en mesure de transmettre des témoignages de première main à leur éditeur.

 

Soit on accepte que les individus et les groupes aient une histoire, une mémoire et une culture singulière à partir desquelles se construit un récit partagé, soit on exige que chacun devienne citoyen à partir d’un effacement radical de sa singularité. Voici ce que je nomme les flottements d’assimilation bien helvétique !

 

Je vous lance un défi aujourd’hui, vous devez être une force ! Oui, lorsque vous avez face à vous un prédateur, vous devez vous-même devenir un prédateur. Nous sommes en guerre, nous ne sommes pas en paix nulle part. Les leucodermes sont des serpents; certains sont venimeux, d’autres non. Mais on ne va pas leur ausculter la gueule pour le savoir. Alors, il faut leur écraser la tête sans hésiter.

N’oubliez pas, que la race, un non-sens scientifique, abreuve de ses fausses certitudes – l’anxiété identitaire qui naît des vertiges de la mondialisation. Cela nous a fait devenir des naufragés de la mondialisation.

 

Pour expliquer le monde, les hommes se sont vite raconté des histoires. Mythes, contes, épopées, sagas…ont traversé les générations, sans cesse actualisées, ils nous gardent en lien avec nos lointains ancêtres !

Il ne faut pas oublier que la science occidentale n’est que l’approche d’une certaine vérité; d’autres lectures sont aussi respectables. Nous sommes tous liés à des forces invisibles à des croyances qui ressurgissent lorsque nous allons mal.

 

La quête de réparation morale se justifie pleinement pour annuler les effets d’une histoire tronquée et d’une mémoire confisquée.

Nos ancêtres attendent avec impatience que sa descendance se relève et brise l’indigne joug qui pèse sur elle et qui ne laisse aucun repos à leurs esprits. Il faut que cela se fasse, pour qu’ils soient honorés, pour qu’ils connaissent le repos eux, les réels précurseurs des pratiques des arts et des sciences de tous ordres, en partant des mathématiques, en passant par la médecine sous tous ses aspects corps, âme, esprit, du mieux-être au mieux vivre.

 

N’ont-ils pas donné le ton en ce qui est du mieux vivre ensemble, en accueillant l’autre chez lui ? Combien de siècles a-t-il fallu pour enfin s’entendre rabattre les oreilles avec ce terme nouvellement connu dans d’autres cieux le mieux vivre ensemble qui en réalité fait partie de l’ADN qu’ils nous ont légué, même si cet héritage a rapidement été détourné dans les desseins de nous desservir, tout en nous faisant croire que les sciences de la connaissance n’ont pas pris leur essor en Afrique ? 

 

Vous êtes des héritiers donc légitimement en droit de porter et même de fumer le calumet, chers frères et sœurs. Ne le fume pas qui le veut ou le peut, car il est réservé aux héritiers authentiquement vrais, conditions sine qua non pour que répondent ceux qui ont résisté aux exterminations, aux déportations pour que nous soyons là aujourd’hui.

 

Pour fêter la douzième année d'activités nationales et internationales de la COFAS, ainsi que le Festival des Ancêtres, je vous propose de retenir ces Quatre objectifs affichés :

 

Primo, refuser l’oubli

Secondo, mettre un terme aux nostalgies destructrices toujours promptes à resurgir

Tertio, identifier l’injustice comme le point commun à toutes les violences

Quattro, s’aider de cet éclairage du passé pour mieux comprendre le présent et le futur.

 

Si nous désirons être des ambassadrices, des instruments, des porteurs du message de nos Ancêtres, des icônes de nos civilisations ainsi que des héroïnes de notre continent dans notre monde contemporain, nous devons être en contact direct avec nos Ancêtres ainsi que notre Créateur. Celui qui est l’Alpha et l’Omega, la joie et l’espérance de la famille humaine.

 

Nous devons avoir une relation avec lui. Nous pouvons le rencontrons dans son œuvre qu’est la création. Tenez compte de ces paroles : On ne peut pas représenter quelqu’un sans en refléter les traits, sans en évoquer le visage. Ne perdez pas de vue le visage de celui qui est à l’origine de votre propre itinéraire.

 

 Vive les Femmes Africaines en Suisse, vive les Femmes Africaines dans la diaspora, vive les Femmes dans le monde entier. 

Scientifique, Formateur

& Ingénieur social

LA FORCE DE TENIR !

LE ROI HELVÈTE

 Ma vie n'est pas encore parfaite, mais je suis reconnaissant pour tout ce que j'ai et pour qui je suis. Toute ma gratitude à notre Créateur pour l'inspiration, l'amour et la beauté qui ont donné la vie à ce projet.


Chaque être humain a le choix entre : courber la tête et se soumettre aux absurdités politiques et administratives, ou résister par tous les moyens.


Pour ce qui est de moi, l’on attend des autorités que l’homme qui sensibilise, organise et mobilise les migrants africains en Suisse soit oublié, qu’il finisse par moisir, par s’enliser, par se couvrir de honte et de poussière, par être malade de désespoir, de frustration et d’inaction ! Mais, hélas, ce ne sera jamais le cas.

Protester. Dénoncer. Apprendre à consommer autrement.

 

Le monde change et s'adapte, car la lumière luit pour tous. Participer à un accueil plus humain des migrants, sans-papiers, des sans-logis, des sans-pays. Être présent à une association de parents. Participer à une "marche de solidarité ou à un cercle du silence"…

 

Éduquer à la solidarité et au partage... l’on pourrait allonger la liste des manières d'être aujourd'hui prophètes dans notre monde moderne, pour être signes de l’amour du Christ. Ce n'est pas dénoncer pour le plaisir de dénoncer.

 

Comme au temps des prophètes de la première alliance, c'est pour que l'homme soit respecté dans toutes les dimensions de son être, l'homme créé à l'image de Dieu. Pour que l'image de Dieu en l'homme ne soit pas défigurée.

 

La justice et le partage doivent être "incarnés", authentiquement vécus, non pas en idées," mais en acte et en vérité ". L'amour du prochain, enraciné dans l'amour de Dieu, est avant tout une tâche pour chaque personne, mais c'est aussi une tâche pour la communauté entière, et cela, à tous les niveaux. "

 

Il faut retrouver le sens de " l'engagement chrétien et des communautés dans la vie sociale en Suisse". Cela est une manière d'être prophètes en notre temps.

 

Il y a toujours eu de grands prophètes qui ont beaucoup fait parler d'eux; il y a, en tout temps, plein de petits prophètes, capables de soulever le monde... sans faire de bruit. Ne serais-tu pas l'un d'eux ? En tout cas, à toi de les découvrir, cachés comme un levain dans la pâte. À nous de les rejoindre.

QUAND DIEU PARLE

 Quand Dieu parle, qui ne prophétiserait ? Nous sommes des prophètes et si nous voulons avoir un ministère créateur, nous devons avoir un ministère prophétique. J’aimerais vous exhorter aujourd’hui à sortir et à prophétiser sur la Suisse.


-Prophétisez jusqu’à ce que les cas sociaux, caractériels, délinquants, prostitués, les découragés puis toxicomanes et sidéens soient réconfortés et pris en considération


-Sortez et prophétisez jusqu’à ce que la Confédération, nos gouvernements cantonaux et communaux soient remplis d’hommes et de femmes qui agiront avec justice, aimeront avec tendresse et marcheront humblement avec leur Dieu.


-Protestez, dénoncez et prophétisez que l’exclusion, la xénophobie et la discrimination dans nos communes deviennent une réalité définitivement passée.

 

-Sortez et prophétisez jusqu’à ce que les industries au chômage de la Chaux-de-Fonds, à Neuchâtel, à Lausanne, à Genève, à Bâle soient revitalisées et que les estomacs ridés de Bienne, Zurich et Berne soient remplis.


-Sortez et prophétisez, jusqu’à ce que le migrant et l’Autochtone puissent se reposer ensemble et que tout homme et toute femme puisse trouver sa place dans Une Suisse Sans Racisme, sans avoir peur.


Ce n’est pas toujours facile. Mais si nous sommes des disciples du Jésus-Christ, nous savons que le christianisme n’est pas la joie d’un confort sans mélange et d’une tranquillité sans trouble. (…) Nous allons descendre dans une vallée pleine de désespoir. Et nous avons la tâche de transformer la fatigue du désespoir en entrain de l’espérance.


Nous devons donc être conscients que la parole de Dieu, annoncée par les prophètes à un moment précis et pour un moment précis, a également une dimension qui dépasse le moment présent. On prend alors conscience que cette parole à la potentialité de donner sens et lumière en d’autres circonstances.


Le prophète a toujours la vie dure et devient dans la Bible, le type même de l’homme persécuté. Car son message a souvent été à contre-courant de ce que le peuple attendait, sauf après la chute de Jérusalem où il invite à l’espérance.



Il y aura des allumeurs d’étoiles

Il y aura des éveilleurs de Joie

Tant qu’il y aura sur terre

Des gens heureux de croire

De croire en Toi

LA SUISSE INEGALE

ALLAH AKBAR

Les étrangers, aujourd’hui surtout les musulmans, sont souvent considérés comme sexistes.


Les gens perçoivent l’Islam comme une culture patriarcale, archaïque et dépassée par rapport à la culture occidentale, qui aurait résolu les problèmes d’égalité entre les sexes.

 

Alors, tout à coup, l’égalité entre hommes et femmes est devenue un problème que nous avons résolu, un objectif de société que nous avons atteint.

 

Le seul problème qui subsiste pour aller encore plus loin dans cette égalité, c’est le risque que l’on importe le sexisme, que «leurs» codes imprègnent les «nôtres», nous contaminent.

 

La défense des droits de toutes les femmes est détournée de façon à justifier la discrimination des musulmans, et donc les mesures de privation de leurs libertés.

 

Les personnes originaires d’Afrique noire et leurs enfants déclarent connaître le plus de discrimination pour près de la moitié d’entre eux (respectivement 47 et 49 %) :

 

Les Suisses d’origine africaine plus souvent au chômage et moins rémunérés

 

La pauvreté des enfants selon leur origine

 

Les élèves d’origine étrangère : le poids des difficultés sociales

 

Statistiques ethniques : ce que nous apprennent les enquêtes internationales en matière d’éducation

 

Santé et handicaps, causes et conséquences d’inégalités sociales

 

Les agences immobilières discriminent selon l’origine et la situation de famille

 

Le contrôle au faciès mesuré

 

La représentation des minorités à la télévision

 

Les minorités peu représentées dans la vie politique

 

Promouvoir la diversité permet-il vraiment de combattre les inégalités sociales ?

 

Il ne faut pas faire aux autres ce que vous ne voulez pas qu’ils vous fassent. Soyez conscients que leurs goûts et mentalités peuvent changer ou être différentes des vôtres !

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